UAPE: les nouvelles nounous

REVUE DE PRESSE – Concilier bambin, turbin et festin est un challenge auquel la plupart des mères et pères de famille sont confrontés. Les UAPE (Unités d’accueil pour écoliers) sont là pour les aider, écrit France Massy dans Le Nouvelliste. Les six communes du Haut-Plateau ont uni leurs efforts et leurs budgets pour proposer une structure d’accueil de qualité. Retrouvez cet article ci-après:
REVUE DE PRESSE – Concilier bambin, turbin et festin est un challenge auquel la plupart des mères et pères de famille sont confrontés. Les UAPE (Unités d’accueil pour écoliers) sont là pour les aider, écrit France Massy dans Le Nouvelliste. Les six communes du Haut-Plateau ont uni leurs efforts et leurs budgets pour proposer une structure d’accueil de qualité. Retrouvez cet article ci-après:

Les enfants de la station bénéficiant déjà de «Fleurs des Champs» (selon les statistiques, c’est suffisant), c’est au lieu dit «Martelles», là où se construit le nouveau centre scolaire de la commune de Chermignon que les enfants des villages pourront être accueillis matin, midi et en fin de journée.

Se basant sur une étude de la HEVs qui, de 2002 à 2003 a enquêté auprès des parents de la région, les autorités ont prévu une crèche pour les bambins dès 18 mois et une UAPE pour les enfants jusqu’à 12 ans. La capacité d’accueil est de deux fois 30 places. «L’étude de la HEVs préconisait quinze places à plein temps. Nous avons doublé le chiffre.Ce doit être suffisant pour plusieurs années. Il ne faut pas oublier que la plupart des enfants ne viennent pas tous les jours et ne restent pas nécessairement le matin,le midi et le soir», déclare Jean-Claude Savoy, conseiller communal, enseignant et membre du groupe de travail. Les soixante places seront tout de même réservées en priorité aux enfants dont les parents travaillent.

 

Le prix d’une offre de qualité

Jean-Claude Savoy avoue que ce dossier n’est pas facile. «Dans l’intercommunalité,il y a toujours quelqu’un qui a le sentiment d’en faire les frais. Dans le cas précis, l’emplacement de cette structure d’accueil est parfois controversé. Toutes les communes l’ont accepté, car c’est l’endroit le plus centralisé. Le bâtiment sera magnifique et les enfants y seront très bien. Les repas seront labellisés Fourchette verte pour garantir une alimentation saine et variée. Il y a certes un relatif inconfort des transports, mais ceci au profit d’une offre de grande qualité.»

La géographie de notre canton ne se prête guère au jeu de la centralisation. Amener son enfant de Randogne à Chermignon-d’en-Bas pour un accueil du matin et le voir repartir vingt ou trente minutes plus tard peut sembler ridicule, mais mettre sur pied des UAPE dans chaque localité engendre des frais démesurés.

 

Pas évident de satisfaire tout le monde

A Lens, une UAPE avait vu le jour en 2006. L’ouverture du centre de Martelles en marquera la fermeture alors que selon certains parents, elle fonctionne très bien. Pourtant, l’argument économique plaide pour la centralisation. Jean-Claude Savoy insiste: «Certes, une UAPE par centre scolaire serait idéale et simple pour les parents.Par contre, cette manière de faire entraînerait des coûts excessifs, puisqu’il faudrait une ou deux éducatrices par école, pour une petite poignée d’élèves avant et après la classe et une quinzaine à midi. Le problème serait encore accentué pour la livraison des repas et pour la prise en charge des élèves les mercredis après-midi. L’argument pédagogique est aussi à prendre en compte. Les élèves seront réunis en petits groupes d’âge et ils auront des activités en commun. A cet égard, on ne voit pas comment une UAPE avec un ou deux élèves le mercredi pourra fonctionner. L’avenir seul permettra de dire si l’offre devra être étendue.»

 

Commentaire de France Massy:
"Etat Poule"

Aujourd’hui, les mères de famille ne travaillent pas toutes par choix. Ce sont les priorités économiques qui le leur imposent. Normal donc que l’Etat leur donne un coup de main et assure un accueil avant et après l’école. Ce qui est plus étonnant, c’est la réaction de la plupart des parents rencontrés lors de la rédaction de cet article. Tous (ou presque) réclament une UAPE par centre scolaire «parce que c’est plus pratique» sans tenir compte des coûts qu’une telle infrastructure engendre. On retrouve la notion d’Etat providence où la responsabilité individuelle n’a plus cours. A se demander comment ont fait les parents qui devaient travailler avant que de telles structures n’existent? Ils avaient recours aux jeunes filles au pair, du coup, ils créaient un emploi et découvraient d’autres cultures.

Par France Massy, in Le Nouvelliste