Michel Barras: le golf est le sport idéal pour la retraite

REVUE DE PRESSELe Nouvelliste a rencontré Michel Barras qui consacre au golf tout le temps libre que lui laisse la musique. Il dit avoir réalisé sa meilleure saison. Retrouvez l’article de Paul Vetter ci-après.

REVUE DE PRESSELe Nouvelliste a rencontré Michel Barras qui consacre au golf tout le temps libre que lui laisse la musique. Il dit avoir réalisé sa meilleure saison. Retrouvez l’article de Paul Vetter ci-après.




Caddie depuis le milieu des années 1950, Michel Barras a baigné dans le milieu du golf dès sa plus tendre enfance. Un demi siècle plus tard, il réalise sa meilleure saison de compétition et figure parmi les excellents seniors du continent. Son palmarès 2007 est riche de nombreux titres et places d’honneur: champion du Golf-Club de Montreux, 7e du championnat suisse des plus de 35 ans (Mid Amateurs) à Genève et champion suisse avec Montreux, 2e aux Internationaux seniors d’Espagne avec Pierre Bruchez, 4e avec l’équipe suisse seniors – entièrement composée de membres du Golf-Club Crans-sur Sierre aux championnats d’Europe de Göteborg, 2e de l’Open seniors de Besançon…

Une retraite précoce

Cette carrière tardive, le Chermignonard la doit à une retraite précoce. Autrefois professeur au cycle d’orientation, puis inspecteur scolaire, Michel Barras a pu se «mettre au vert» à 58 ans. «J’ai beaucoup plus de temps. Je m’entraîne désormais en moyenne quatre fois par semaine. Mais je donne quand même la priorité à mes activités musicales», explique- t-il. Car l’homme a une autre passion. Il a mené des musiciens à la baguette, ceux de l’Harmonie de Sion en particulier, durant trente-sept ans. «Je dirige encore des ensembles professionnels et je suis expert dans des concours de musique. Le golf occupe le reste de mon temps libre.»

Améliorer son handicap

Cette polyvalence artistico-sportive n’est pas un handicap. Michel Barras l’évoque plutôt en termes de complémentarité. Difficile de parler de golf avec lui sans qu’il tire des parallèles entre les deux mondes. «A la direction d’un ensemble ou avec un club de golf, tu n’as pas le droit à l’erreur. L’une et l’autre des activités nécessitent une très bonne gestion du stress, les deux réclament méticulosité et précision et obligent à accepter l’échec.»

A l’approche de la soixantaine, qu’il fêtera l’an prochain, membre des clubs de Crans-sur-Sierre, de Sion et de Montreux, Michel Barras a toujours des ambitions sportives. Il ne désespère pas d’abaisser son handicap fixé aujourd’hui à 2,1. «Je travaille une fois par mois avec une coach de Lyon, Corinne Soulès qui fut quatre fois championne de France et vice-championne du monde par équipes en 1984.»

Le British Open dans le collimateur

Ces ambitions sont légitimes, car le golf a un avantage sur d’autres sports: la jeunesse ne constitue pas un avantage décisif. «Ce qu’on perd en distance, on le compense en précision. Avec la maturité et l’expérience, on maîtrise mieux nos nerfs», confirme ce papy des greens. Et si le jeu s’améliore, les résultats suivront. «J’aimerais être au départ du British Open seniors. Et il y aura à nouveau des championnats d’Europe. Il sera difficile de faire mieux que l’an dernier, mais ce ne sera pas impossible, car plus la pression est grande, mieux je joue. Dans ma tête, j’ai toujours 20 ans», conclut le golfeur.

Un sport idéal

«Certains dépriment en arrivant à la retraite. Le golf est un dérivatif extraordinaire», plaide Michel Barras qui regrette quand même que ce sport ne soit pas à la portée de toutes les bourses. «La location ou l’acquisition des terrains ainsi que leur entretien sont onéreux», justifie-t-il tout de même. L’investissement en temps est encore plus important d’autant plus que les compétitions sont légion. «J’ai participé à une soixantaine d’épreuves en tous genres cette année», confirme le jeune retraité. Pas étonnant que le lecteur lambda éprouve quelque peine à se retrouver. «Les compétitions d’importance n’ont qu’un classement brut, celui qui reflète le nombre de coups réels, sans déduction du handicap. C’est ce chiffre qui donne une indication sur la valeur réelle d’un joueur», conclut Michel Barras.