120 jeunes du CO informés sur la lutte contre les mines antipersonnelles

Il est huit fois grand-père. Lorsqu’il est venu parler devant 120 élèves du Centre scolaire de Crans-Montana voilà quelques jours, Charles Seylaz a dit combien il apprécie que ses petits-enfants puissent aller à l’école sans problème, «ce qui n’est pas le cas dans plus de septante pays où les mines anti-personnelles mutilent et tuent quotidiennement…» C’est de la lutte que mène la Fondation Digger contre ces armes qui tuent des innoncents, dont est venu parler M. Seylaz à Crans-Montana, sur l’invitation du club Soroptimist.

Il est huit fois grand-père. Lorsqu’il est venu parler devant 120 élèves du Centre scolaire de Crans-Montana voilà quelques jours, Charles Seylaz a dit combien il apprécie que ses petits-enfants puissent aller à l’école sans problème, «ce qui n’est pas le cas dans plus de septante pays où les mines anti-personnelles mutilent et tuent quotidiennement…» C’est de la lutte que mène la Fondation Digger contre ces armes qui tuent des innoncents, dont est venu parler M. Seylaz à Crans-Montana, sur l’invitation du club Soroptimist.


Toutes les 30 minutes, une mine mutile ou tue de par le monde! Des innocents sont touchés, victimes de ces pièges mortels. Les élèves de 3e et 4e année du cycle d’orientation ont vu des images d’enfants estropiés et mutilés aux regards vides et hagards sont représentés. C’est avec attention qu’ils ont écouté M. Seylaz.

Monique Jacquemin nous dit ce qu’elle a retenu des propos passionnants et passionnés de Charles Seylaz:

«M. Charles Seylaz nous a fait partager l’idéal des membres de la Fondation Digger qui est née «d’un petit grain de folie» d’une équipe de copains qui a décidé voici bientôt 10 ans qu’on ne pouvait pas simplement attendre la fin de la terreur pour agir et que seule une technologie nouvelle très performante, épargnant la vie humaine pouvait venir à bout des millions de mines qui parsèment le monde. 

Emmenés par un ingénieur issu de l’école technique du Jura, ils ont mis au point un tracteur blindé télécommandé qui fonctionne comme une débroussailleuse. Cet engin défriche le terrain sur une profondeur de 18 cm pour débusquer les mines non explosées; dans les terrains ainsi retournés, les hommes munis de compteurs Geiger peuvent ensuite exécuter leur travail de recherche; travail oh combien dangereux et fastidieux.

En janvier 2007 le programme de la Fondation Suisse de Déminage, sous mandat des Nations Unies, a redémarré au Soudan. Pour la Fondation Digger, ce fut un événement marquant car c’est  le premier engagement dans un champ de mines d’un D-2 (immatriculation de leur véhicule), engagement réussi immédiatement au vu des détonations qui ont suivi la mise en fonction de cette «débroussailleuse» particulière.

A l’issue de la conférence notre présidente Natti Felli a remis un chèque de 3000 francs à M. Seylaz comme témoignage de notre intérêt et de notre soutien.»