Biture express: attention danger!

Consommer une quantité d’alcool en moins de deux heures pour atteindre le 0,8 pour mille, c’est la biture express, un phénomène "à la mode" auprès de toujours plus de jeunes. Chez nous aussi. L’antidote, l’émission santé de Canal 9, rend attentif aux dangers encourus.

Consommer une quantité d’alcool en moins de deux heures pour atteindre le 0,8 pour mille, c’est la biture express, un phénomène "à la mode" auprès de toujours plus de jeunes. Chez nous aussi. L’antidote, l’émission santé de Canal 9, rend attentif aux dangers encourus.

Un conseil aux jeunes: regarder le reportage avant de faire la fête de façon démesurée.

M.à jour: lu dans Le Matin Dimanche qui consacre une page entière au phénomène: «Les défoncés à l’alcool sont de plus en plus nombreux aux urgences. Et de plus en plus jeunes. On reçoit des enfants de 12 à 14 ans, en plein après-midi» Dixit Georges Picherot, chef de service des urgences pédiatriques à Nantes (F).

2e M. à jour: Lu dans Le Temps de ce lundi qui se penche aussi sur le problème: Comme le relève un responsable de la Ligue valaisanne contre les toxicomanies, «avant, on était saoul à la fin d’une soirée où l’on s’était amusé. Aujourd’hui, être défoncé est la condition pour s’amuser. On commence la soirée en état d’ivresse.» Pour se la jouer «racaille de quartier», sous la pression du groupe, relève une jeune fille repentie. Qui pointe aussi le doigt sur les parents démissionnaires: «Un môme de 15 ans, si on ne lui pose pas de limites, il ne va pas s’en créer lui-même.» (…) En 2003, montre une étude de l’ISPA (Institut suisse de prévention de l’alcoolisme), 900 jeunes de 10 à 23 ans ont été admis dans un service d’urgence pour une intoxication alcoolique aiguë. Plus de deux par jour. (…) L’alcoolisme chronique, en outre, naît à l’adolescence. Il n’a rien de fatal: seule 5% de la population totale est touchée. Mais les gros buveurs ont tous été des buveurs précoces. Le danger de rester dans le piège, même minoritaire, est donc bien là.