Interview décalée de Johanna Girsberger, directrice du Régent à Crans-Montana

Dimanche, le Régent fête ses 20 ans. Un prétexte saisi par le Journal de Sierre pour consacrer son « Interview décalée » à la nouvelle directrice, Johanna Girsberg. Par Bertrand Crittin.

Dimanche, le Régent fête ses 20 ans. Un prétexte saisi par le Journal de Sierre pour consacrer son « Interview décalée » à la nouvelle directrice, Johanna Girsberg. Par Bertrand Crittin.

  • Directrice du Régent depuis le mois de février 2007
  • Thurgovienne ayant découvert le Valais il y a 11 ans. N’est jamais repartie.
  • Pour ses 20 ans, le Régent accueillera dimanche 3 juin le 5e Journée de la population (retrouvez le programme ici)

Qu’avez-vous emmené avec vous de Thurgovie?
Mon accent, certainement (rires). Les premiers temps, je rentrais régulièrement en Thurgovie. De retour en Valais, une fois passé le Chablais et St-Maurice, avec ces montagnes, je me sentais chez moi. J’ai eu le coup de cœur immédiat pour le Valais.

Enfant, que vouliez-vous faire?
Comme beaucoup de filles, je rêvais d’être danseuse, sachant que je n’y arriverais pue-têter pas. C’est resté à l’état de rêve.

 Diriger le Régent : le monde de la débrouille?
C’est une petite équipe. Sous mes ordres, je n’ai qu’un technicien-concierge et une femme de ménage. Quant à l’administrateur, il travaille pour un autre département de Crans-Montana Tourisme. L’organisation n’est pas trop logique. La palette des mes activités est large. Que j’aide pour la mise en place des chaises me paraît normal. Mais il est essentiel de connaître l’aspect organisationnel des manifestations.

Compter-vous durer aussi longtemps que votre prédécesseur (Georges Emery est resté à ce poste 18 ans)?
Bonne question (rires). Je ne peux pas le dire. Pourquoi pas? Aujourd’hui, diriger un groupe ou une entreprise durant 18 ans, c’set énorme. Je ne sais pas où je serai dans 18 ans.

Stressée avant le début d’une manifestation?
Non. De toute manière, il est rare que tout se déroule selon le programme établi. On organise un maximum, tout en sachant laisser de l’espace à l’improvisation. On ne doit pas être surpris par les surprises.

 Le Régent a 20 ans. Le bâtiment fait plus vieux que son âge?
Il correspond à son âge. Ce n’est pas un outil top luxe. Mon on peut travailler avec.

 Vous êtes-vous déjà perdue dans le dédale de couloirs et de salles du Régent?
Non, je suis toujours ressortie toute seule (rires). Il faut apprendre à trouver son chemin.

 La manifestation que vous rêvez d’accueillir?
J’aimerais plus de séminaires et de congrès tout court. Commet et dans quelle mesure peut-on le faire? L’hébergement pose un grand problème. Nous avons de grandes difficultés à vendre le Régent.

 Le retour du Forum à Crans-Montana: est-ce encore possible?
Je ne connais pas le dossier suffisamment. J’entends beaucoup de bruits. Actuellement, je ne vois pas comment le Forum pourrait revenir.

 Allez-vous regretter Alain Barbey?
Ça peut paraître abrupt, mais on ne peut compter sur personne. Je ne m’attendais pas à son déaprt, alors qu’il venait de m’engager. C’est comme cela aujourd’hui. Il n’y a jamais de garantie. On fait avec.

 
Une interview parue ce 1er juin dans le Journal de Sierre