Recherche mamans désespérément!

Revue de presseL’Association des parents d’accueil ne peut répondre à toutes les demandes, nous apprend ce matin Laurent Savary dans Le Nouvelliste. «Pour les mamans, c’est difficile d’accueillir plus d’un bébé en même temps, car très souvent, elles ont aussi les leurs», explique la présidente Maria-Pia Tschopp. Vous en saurez plus ci-après.

Revue de presseL’Association des parents d’accueil ne peut répondre à toutes les demandes, nous apprend ce matin Laurent Savary dans Le Nouvelliste. «Pour les mamans, c’est difficile d’accueillir plus d’un bébé en même temps, car très souvent, elles ont aussi les leurs», explique la présidente Maria-Pia Tschopp. Vous en saurez plus ci-après.


La situation est surprenante et dénote une explosion des besoins de mamans de jour. Et la première à la constater, puisqu’elle est au front, c’est l’Association des parents d’accueil de la région de Sierre (APAC), qui, lors de son assemblée générale, a lancé un cri d’alarme. «Dans l’idéal, il nous faudrait entre dix et douze personnes de plus qui sont prêtes à accueillir des enfants, des bébés surtout», estime la directrice Liliane Zufferey. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé. «L’année passée, nous avons ciblé notre action pour trouver des familles qui pouvaient accueillir des enfants scolarisés à midi et le soir», convient la préfète et présidente de l’APAC Maria-Pia Tschopp Bessero. Une action qui a touché sa cible, le nombre de mamans de jour passant de 29 à 49 en une année. Malgré cela, le vide n’est pas comblé, surtout pour l’hébergementdes bébés. «Pour les mamans, c’est difficile d’accueillir plus d’un bébé en même temps, car très souvent, elles ont aussi les leurs», explique la présidente. «Cela implique que pour notre région, il y a six bébés en attente d’une place et douze pour lesquels nous n’avons pas trouvé de solutions, principalement pour des raisons de distance.» Une demande en forte augmentation que la directrice peine à s’expliquer. «Il y a peut-être un boom des naissances ou les mamans travaillent de plus en plus? Je ne sais pas…»

Important d’avoir le choix

Seule certitude, certains préfèrent le cadre familial et les horaires plus flexibles des mamans de jour aux structures plus rigides des structures d’accueil que sont les crèches ou les UAPE. «Des parents estiment que leurs enfants sont trop sollicités dans les crèches, qu’ils sont trop fatigués en fin de journée.» Des motivations avancées auprès de la directrice pour expliquer le choix des mamans de jour. «Il est important que les parents puissent avoir le choix du type d’accueil pour leur enfant.»

Reste qu’avec les places en nombre limité, cette liberté est forcément entravée. L’ouverture de deux structures, les crèches de la place de l’Europe à Sierre et celle de Chermignon, dans une année et l’agrandissement de celle de Fleurs des champs à Crans-Montana offriront des alternatives à la région. Pas facile non plus pour les responsables de l’APAC de trouver des mamans de jour lorsqu’on sait que la prise en charge d’un enfant rapporte 5,34 francs par heure à la famille d’accueil. «Sur le Haut- Plateau par exemple, on nous répond régulièrement que pour ce montant, on préfère faire autre chose», reconnaît la directrice qui ne fait qu’appliquer les directives cantonales dans ce sens.

Les parents, eux, paient en fonction de leur déclaration fiscale. «Notre région est celle où ce service coûte le plus cher», admet la Maria-Pia Tschopp-Bessero, «Simplement parce que les communes nous subventionnent moins qu’ailleurs, soit 80 centimes par habitants.» Un sujet qui ne semble pas être un véritable problème. «Si l’APAC nous en fait la demande en nous démontrant le besoin, on peut tout à fait imaginer de revoir notre participation», reconnaît Paul-Albert Clivaz, président des présidents du Haut-Plateau. «C’est un problème qui doit être réglé au sein de Sierre Région», lui emboîte le pas Manfred Stucky, président de la ville de Sierre. Une région qui est dirigée par… la préfète justement.

Renseignements: Association des parents d’accueil de la région de Sierre, 079 247 12 18.

Sources: Nouvelliste