Trois questions à Jérémie Robyr, président de Valais Tourisme

Revue de presseTous secteurs d’hébergement confondus, le nombre de nuitées enregistrées en 2005-2006 est en diminution de 1,3%. Si l’hôtellerie marque des points (+ 2,1%), la parahôtellerie commence à s’essouffler (- 3,1%) en raison de l’augmentation constante du nombre de lits froids. Le Nouvelliste a rencontré Jérémie Robyr, président de Valais Tourisme et lui a posé trois questions.

Revue de presseTous secteurs d’hébergement confondus, le nombre de nuitées enregistrées en 2005-2006 est en diminution de 1,3%. Si l’hôtellerie marque des points (+ 2,1%), la parahôtellerie commence à s’essouffler (- 3,1%) en raison de l’augmentation constante du nombre de lits froids. Le Nouvelliste a rencontré Jérémie Robyr, président de Valais Tourisme et lui a posé trois questions.

Pirmin Zurbriggen a regretté hier dans ces mêmes colonnes le fait que le tourisme valaisan soit trop timide dans son soutien à nos champions du cirque blanc. Pourquoi ne pas imiter la région du Tyrol par exemple qui sponsorise largement les skieurs autrichiens?
C’est uniquement une question de moyens financiers. Nous avons déjà sensiblement amélioré la situation en regroupant les moyens et les efforts du monde touristique et de l’État. Désormais c’est ainsi le service de la promotion économique qui a mission de gérer ces actions publicitaires. Et cela a déjà eu d’heureuses retombées, notamment dans le soutien d’événements tels que le Grand Raid. Mais il est clair que pour espérer pouvoir rivaliser avec les Autrichiens par exemple, il nous faut des moyens supplémentaires que seule peut nous fournir la révision de la loi sur le tourisme.

Et où en est ce dossier?
Le conseiller d’État Jean-Michel Cina espère pouvoir soumettre ce texte au Grand Conseil – en première lecture – lors de la session de juin. C’est dire que son application n’interviendra pas avant la fin 2007, voire le début 2008, s’il n’y a pas de référendum populaire. Une possibilité que l’on ne peut écarter, notamment si le texte final oblige l’ensemble des entreprises du canton – celles des régions non touristiques incluses – à apporter leur contribution. Une proposition logique si l’on sait que les commerces de plaine bénéficient, eux aussi, des sommes investies en station, cet appel à la solidarité cantonale risque fort de mal passer chez certains patrons qui pourraient alors lancer ce référendum. Lequel serait, à nos yeux, très préjudiciable à la bonne santé du tourisme valaisan.


Mais pourquoi vouloir imposer une telle révision dix ans seulement après avoir doté note canton d’une loi sur le tourisme?
Parce que ce nouveau texte va permettre d’agir efficacement à trois niveaux. Tout d’abord, il doit nous permettre d’améliorer nos structures, notamment en regroupant les forces de ce canton jusqu’ici «servi» par 121 offices du tourisme et qui ne devrait plus compter que neuf destinations, au maximum. Ensuite, cette révision doit servir à augmenter notre puissance financière. Il n’est pas logique de constater que Genève, par exemple, dispose d’une enveloppe deux fois supérieure à celle mise à disposition de Valais Tourisme alors que ce canton enregistre cinq fois moins de nuitées. Enfin, ce texte doit apporter une réponse efficace aux problèmes récurrents du manque de lits chauds qui empêche le Valais de recevoir encore plus de visiteurs.

PAR PASCAL GUEX – Nouvelliste