Développement durable: aux origines du bon sens des bâtisseurs

"Wir, Walser, aurions-nous perdu notre légendaire bon sens commun dans l’utilisation de nos ressources patrimoniales et dans la reconnaissance de nos valeurs territoriales?" La notion de développement durable est associée en Valais et à Crans-Montana tout particulièrement aux préoccupations face aux lits chauds et lits froids. Mais que signifie cette notion pour un aménagiste ou un architecte? C’est la question que se pose le Dr Michel Clivaz dont nous vous parlions jeudi au sujet de l’hôtel à Crans-Montana qu’il projette avec Heinz Julen, à l’emplacement du Grand-Garage.

Michel Clivaz, dans un très long texte que nous vous encourageons à lire ci-après, remonte aux origines du développement durable, au temps des Walser. "L’étude des comportements et usages durables des Walser ne permettra sans doute pas de répondre à toutes les questions que se posent actuellement les milieux politiques dans notre canton. Les conditions actuelles nécessiteront la recherche d’une nouvelle situation idoine à laquelle tous les acteurs du tourisme contribueront. Les premiers enjeux apparaissent déjà: les mesures d’incitations fiscales et économiques pour le réchauffement des lits existants s’accompagneront sans doute de mesures restrictives visant purement et simplement l’interdiction d’équiper toute nouvelle zone à bâtir dans les secteurs touristiques du canton, prémisse à l’interdiction totale de bâtir qui menace. Dans ce contexte, l’industrie du tourisme ferait bien de plancher de manière proactive sur des projets d’envergure pour faire face aux mesures restrictives que l’aménagement du territoire ne manquera pas de proposer à l’exemple de Bruno Taut et de son architecture alpine."

Nous vous invitons à lire l’intégralité du texte du Dr Michel Clivaz ci-après. Rendez-vous aussi sur son site www.aarchi.ch si ses réflexions vous intéressent.

"Wir, Walser, aurions-nous perdu notre légendaire bon sens commun dans l’utilisation de nos ressources patrimoniales et dans la reconnaissance de nos valeurs territoriales?" La notion de développement durable est associée en Valais et à Crans-Montana tout particulièrement aux préoccupations face aux lits chauds et lits froids. Mais que signifie cette notion pour un aménagiste ou un architecte? C’est la question que se pose le Dr Michel Clivaz dont nous vous parlions jeudi au sujet de l’hôtel à Crans-Montana qu’il projette avec Heinz Julen, à l’emplacement du Grand-Garage.

Michel Clivaz, dans un très long texte que nous vous encourageons à lire ci-après, remonte aux origines du développement durable, au temps des Walser. "L’étude des comportements et usages durables des Walser ne permettra sans doute pas de répondre à toutes les questions que se posent actuellement les milieux politiques dans notre canton. Les conditions actuelles nécessiteront la recherche d’une nouvelle situation idoine à laquelle tous les acteurs du tourisme contribueront. Les premiers enjeux apparaissent déjà: les mesures d’incitations fiscales et économiques pour le réchauffement des lits existants s’accompagneront sans doute de mesures restrictives visant purement et simplement l’interdiction d’équiper toute nouvelle zone à bâtir dans les secteurs touristiques du canton, prémisse à l’interdiction totale de bâtir qui menace. Dans ce contexte, l’industrie du tourisme ferait bien de plancher de manière proactive sur des projets d’envergure pour faire face aux mesures restrictives que l’aménagement du territoire ne manquera pas de proposer à l’exemple de Bruno Taut et de son architecture alpine."

Nous vous invitons à lire l’intégralité du texte du Dr Michel Clivaz ci-après. Rendez-vous aussi sur son site www.aarchi.ch si ses réflexions vous intéressent.

"Retour vers l’idonéité"

 Dr Michel Clivaz, Suen, le 19 février 2007

En Valais, les milieux de l’économie et du tourisme s’accordent à répéter que les lits froids doivent être bannis afin d’assurer un avenir durable au canton. Cette tendance, reprise aussi bien par les politiques et le Conseil d’Etat Valaisan, que par les chercheurs des milieux académiques de l’Ecole Suisse de Tourisme et de la HEVs, se cristallise en un paradigme impératif:

  • geler la production de lits froids
  • transformer les lits froids existants en lits chauds
  • créer de nouveaux lits chauds

Cependant, lorsqu’il s’agit de remettre en question la politique de l’aménagement du territoire ou le processus règlementant la vente d’immeuble aux étrangers, chacun reste sur sa réserve, préférant adopter, localement, les remèdes à sa disposition plutôt que de s’attaquer aux causes profondes d’un phénomène qui reste plus difficile à cerner du moment qu’il est global. Preuves en sont les nombreuses questions demeurant sans réponse à propos du contingentement des résidences secondaires en Valais:

  • combien de résidences secondaires acquises par des étrangers passent-elles en mains de résidents lors de revente?
  • combien d’étrangers ayant acquis leurs biens en Suisse, deviennent-ils résidents?
  • combien de Suisse, après avoir construit une résidence secondaire en Valais, deviennent-ils résidents, une fois pensionnés?
  • pourquoi la vente à un étranger d’un studio valant 140’000.- compte-t-il comme un chalet valant 14’000’000.- dans le contingentement cantonal?

Et j’en passe… Bien sûr, il est plus facile d’agir localement plutôt que de raisonner globalement… Mais au fait, combien de lits chauds créés en Valais génèrent-ils de lits froids en Suisse ou ailleurs Europe? De cela personne ne s’en inquiète car chacun se limite au territoire qui le touche…

«Wir, Walser», aurions-nous perdu notre légendaire bon sens commun dans l’utilisation de nos ressources patrimoniales et dans la reconnaissance de nos valeurs territoriales? Si je ne m’abuse, le Walser possédait 3 à 4 lits «tièdes» dans les différents paliers d’altitude correspondant à sa gestion rurale du territoire au cours de ses activités saisonnières! Malgré cette politique ancestrale du remuage, allant de la plaine à l’alpe, et de la transhumance, s’étendant de la vallée d’Aoste au Vorarlberg autrichien, tout se passa, semble-t-il, à merveille depuis le 12e siècle,  aussi bien d’un point de vue socioculturel, économique qu’environnemental… Quelles peuvent donc être les enseignements à tirer de cette «durabilité» expérimentée durant des siècles, de manière pragmatique, dans les Alpes? Avant de répondre à cette question, que signifie, en fait, ce concept de «durabilité»?

Depuis l’événement considérable qu’a constitué le Sommet de la Terre de Rio en 1992, une approche nouvelle du développement environnemental a vu le jour. Le concept de développement durable fait maintenant partie du discours international. Il a été réaffirmé avec force à Kyoto en décembre 1997; ses principes, réclamant solidarité, consensus et discernement, confrontent les incertitudes et les perspectives concernant notre vision de l’avenir et nos droits et obligations envers les ressources et les populations dans le long terme. Cette formule de «Sustainable developpement» ou «développement durable» en français a été promulguée par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement ou Commission «Brundtland». Selon cette source, le développement soutenable est premièrement un développement qui répond aux besoins du présent et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité. C’est deuxièmement, un développement qui satisfait les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs, tout en admettant l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale imposent sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.

Si d’aucun voient les origines de la notion de «développement durable» dans les mises en garde énoncées par les membres du Club de Rome à l’encontre de l’expansion que la société de consommation des trente glorieuses (1945-1975) promulguait à outrance, d’autres se réfèrent aux efforts déployés après la crise du pétrole de 1973, par les chercheurs motivés par les économies d’énergie et le recours aux énergies renouvelables. Cependant, les slogans des années de protestation tels que «Halte à la croissance!»  ou «Small is beautifull!» n’ont pas suffisamment su capter l’attention des politiques en matière de prospective responsable face à l’épuisement des ressources fossiles et à la montée en puissance de la pollution. Ce n’est qu’avec les catastrophes écologiques depuis Tchernobill et la prise de conscience du réchauffement planétaire et du rôle d’accélérateur joué par l’homme avec l’émission de gaz à effet de serre, que le développement durable a trouvé un terreau pour s’y ancrer. Ces événements ont pu récemment alerter l’opinion publique sur la responsabilité que l’homme peut engager face à son avenir. Ils ont également permis aux scientifiques et aux sages de s&
rsquo;intéresser  aux fondements épistémologiques du développement durable et aux conséquences éthiques et de civilisation que les problématiques relatives aux équilibres entre questions environnementales, de développement économique et de justice sociale, conduisent, aujourd’hui, bon gré mal gré à se poser.

Malgré cela, les notions de «développement durable» et de «durabilité» demeurent confuses pour le grand public et peinent à faire sens dans les média habitués à délivrer des messages vides ou ambigus. Issues d’une traduction maladroite de l’anglais au français, ces notions s’éclairent aisément, grâce au concept dégagé par le philosophe suisse Ferdinand Gonseth au cours du 20e siècle, à savoir celui d’ «idonéité». S’il était encore parmi nous, le professeur d’histoire et de philosophie des sciences de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich dirait que « Sustainable developpement » est tout simplement synonyme de «développement idoine». Pour lui, ce développement signifierait qu’il convient, qu’il tient compte des conditions, qu’il répond aux exigences, qu’il est conforme aux fins et aux intentions, qu’il est approprié à sa fonction. L’idonéité est une question de bon sens commun, elle est la meilleure convenance, la meilleure réponse, compte tenu de toutes les exigences et de toutes les informations du moment. La thèse principale de l’idonéisme précise que de part l’incomplétude informationnelle dans laquelle il est immergé, l’homme vise l’adéquation schématique entre une pensée inachevée et un réel en voie de constitution ! L’idonéisme de Gonseth ne s’établit donc pas sur un référentiel premier ou la recherche des vérités premières, mais il tend à sauvegarder, dans une situation idoine, une option générale d’ouverture à l’expérience et veille jusque dans son référentiel à rester ouvert aux formes indéfiniment renouvelables de l’information que les situations à venir ne manqueront pas de générer.

Avec l’idonéisme, Gonseth  dégage pour la recherche scientifique aussi bien que pour le domaine de la prospective et des sciences de l’anticipation, une méthodologie ouverte déclinée en quatre phases distinctes. Dans ce processus, il attribue une importance capitale à l’idonéité (phase 3) mettant en relation dialectique une situation présente (phase 1) et une gerbe d’hypothèses (phase 2) et conduisant à l’émergence d’une nouvelle situation admissible à venir (phase 4). L’idonéisme apparait donc bien comme la philosophie du développement durable avant l’heure: la durabilité étant la propriété d’un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

Dans ces écrits, Gonseth complète toujours la présentation de sa méthodologie ouverte par la discussion de quatre principes : révisibilité, dualité, technicité et solidarité (voir note en fin de page). Ceux-ci s’avèrent très utile pour la compréhension des fondements épistémologiques du développement durable qui se veut également ouvert à l’expérience. En effet, les quatre principes nous aident à concevoir de manière critique et responsable, un développement de la recherche scientifique aussi bien qu’un développement durable répondant aux besoins du présent, sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs, d’une part en révisant constamment notre jugement tout en admettant que plusieurs horizons de réalités se côtoient dans la formation de celui-ci et, d’autre part en admettant les limites locales de notre connaissance et de notre action tout en les considérant comme globales.

Mais que signifie concrètement pour un aménagiste ou un architecte, le «développement idoine», celui que les Walser ont su si bien mettre en œuvre jusqu’à nos jours. Si l’on se réfère à l’expérience de nos ancêtres haut-valaisans,  la durabilité de leur environnement construit s’est constituée en deux phase: tout d’abord, avec la et leurs aménagements paysagers (bisses, murs en pierre sèche,…) qui a engendré une réserve potentielle de type patrimonial, apte à subvenir aux besoins essentiels des plus démunis et à les anticiper durant plus de 9 siècles. Ensuite, avec la reprise constante et évolutive de ce patrimoine qui a permis d’entretenir une ressource renouvelable apte à subvenir aux besoins essentiels à venir de tout un chacun et à les anticiper.

C’est dans cette perspective que l’on peut répondre à la question des enseignements à tirer de la « durabilité » expérimentée durant des siècles, de manière pragmatique, dans les Alpes? Pour ce faire, rien de tel qu’un exemple concret, celui de la collaboration entre Michel Clivaz et Heinz Julen, sur le terrain et dans les milieux académique, depuis 2002. Au cours des cinq dernières années, l’intérêt du chercheur citadin vis-à-vis de l’architecture sans architecte, a dialogué avec l’enthousiasme montagnard de l’artiste-artisan zermattois, actif dans la perpétuation des savoir et des savoir-faire issus de la culture Walser. De nombreuses publications, colloques et conférences ont permis de faire connaître dans le monde alpin ainsi qu’outre atlantique, leurs expériences vécues aussi bien à travers la narration du «philosophe de l’architecture alpine durable» toujours prêt à traquer les valeurs patrimoniales là où elles se produisent, qu’avec les réalisations «du dernier des Walser», intervenant de manière contemporaine dans des constructions Walser existantes à Findeln, ou créant de toute pièce un univers mêlant tradition et innovation pour le centre culturel «Le Vernissage» et les hôtels design tels que l’ «INTO», «Le Cœur des Alpes» ou encore le «View House» à Zermatt…

Par la suite, cette collaboration entre les deux valaisans s’est étendue &agrave
; différents projets notamment pour un musée alpin à Zermatt, un hôtel à Bouznika au Maroc et un hôtel à Verbier ayant pour mission d’abriter, entre autre, le «Festival & Academy» qui s’y déroule chaque année. Plusieurs autres projets issus de cette collaboration sont actuellement en phase de concrétisation aussi bien à Crans-Montana, à Nendaz et à Verbier. La philosophie de cette architecture alpine qui se veut durable se résume ainsi :

  • créer un espace paysager central pour les stations alpines en se basant sur l’exemple de la place du village Walser
  • créer un lieu de rencontre multiculturel et d’hébergement pour les stations alpines en se basant sur l’exemple du «Vernissage»
  • densifier et rentabiliser toutes les zones à bâtir existantes en implantant des zones touristiques aptes à recevoir des hôtels et des résidences hôtelières à l’image du bâti Walser réparti sur tout le territoire pour son usage agricole
  • mettre à profit le foncier disponible au centre des stations alpines en constituant un Droit Distinct et Permanent (DDP) afin de garantir la conservation de la propriété pour les collectivités publiques ou les associations ou fondations privées tout en offrant un usage résidentiel et hôtelier pérenne à l’image du droit régissant les consortages d’alpage et les bourgeoisies déjà en usage sous l’ancien régime

Voilà qui semble être une réponse partielle mais adaptée aux questions relatives à la température des lits des stations valaisannes. L’étude des comportements et usages durables des Walser ne permettra sans doute pas de répondre à toutes les questions que se posent actuellement les milieux politiques dans notre Canton. Les conditions actuelles nécessiteront la recherche d’une nouvelle situation idoine à laquelle tous les acteurs du tourisme contribueront. Les premiers enjeux apparaissent déjà : les mesures d’incitation fiscales et économiques pour le réchauffement des lits existants s’accompagneront sans doute de mesures restrictives visant purement et simplement l’interdiction d’équiper toute nouvelle zone à bâtir dans les secteurs touristiques du canton, prémisse à l’interdiction totale de bâtir qui menace. Dans ce contexte, l’industrie du tourisme ferait bien de plancher de manière proactive sur des projets d’envergure pour faire face aux mesures restrictives que l’aménagement du territoire ne manquera pas de proposer à l’exemple de Bruno Taut et de son architecture alpine.

En réponse aux nouvelles possibilités de transport qu’offriront la venue des transversales alpines et la fin des travaux du réseau autoroutier, pourquoi ne pas lancer quelques concours d’architecture mettant en œuvre des équipes pluridisciplinaires aptes à étudier le bien fondé de nouveaux projets touristiques d’envergure tels que des infrastructures de pointe et des implantations touristiques sises aux départs de nouvelles remontées mécaniques partant de la plaine et du bas des stations, ou pourquoi pas en altitude. Une nouvelle fois, les exemples d’Heinz Julen et de Michel Clivaz ouvrent de nouvelles perspectives à l’exemple du projet de village olympique pour Sion 2006, du nouvel accès au domaine des 4 Vallées depuis Riddes, envisagé immédiatement à la sortie de l’A9, du Matterhorn Highway Stadium ou encore des hôtels d’altitude projetés au «Klein Matterhorn» et à «Aura Peng», aux pieds de l’Everest.




NOTE:  Pour mémoire, le principe de révisibilité formule le droit du chercheur à procéder à la révision de toute connaissance dont la recherche a ébranlé la fiabilité. Une telle révision ne saurait être faite au hasard, ni admise sans justification. On ne révise pas constamment… De façon générale, le moment de la justification est celui de l’insertion réussie dans un contexte d’épreuve, ou même, de façon plus générale encore, de la participation à la refonte efficace d’un référentiel préférable. Par anticipation, le principe de révisibilité était déjà implicitement présent au moment où la révisibilité se trouvait, en tant que capacité de révision, au nombre des modalités informationnelles obligées. Le principe de dualité, ou plus généralement le principe de structuralité, est également au nombre des modalités informationnelles obligées. L’information, disions-nous, ne se donne que par le truchement de formes obligatoirement schématisantes. Il faut y ajouter ceci, dont la portée est fondamentale : dans la pratique de la recherche, ce qui fait la réalité d’un objet de connaissance ne se présente pas sous un seul aspect, dans un seul horizon de connaissance. Cette réalité, au contraire, est abordable sous différents aspects, dans des horizons de réalité irréductibles entre eux. C’est ainsi que, dans les sciences naturelles dites exactes ou empirico- théoriques, il faut distinguer l’horizon de l’expérimentation de celui de l’énonciation, ces deux horizons de réalité devant cependant être rattachés l’un à l’autre. Le principe de dualité énonce que leur mise en correspondance est obligatoirement soumise à la catégorie du schématisme.  Le principe de technicité qui énonce que, dans toute situation, le niveau des connaissances acquises est en étroite interaction avec le niveau de la technologie et de ses applications (par ex.: technique mentale). Le principe de solidarité, ou d’intégralité, qui énonce que, sur aucun point, l’avancement de la connaissance ne saurait être posé indépendant de l’avancement de la connaissance en général, et surtout des progrès réalisés en d’autres points particuliers de la recherche.