«Se battre sur la lex Koller, c’est avoir une guerre de retard….»

«Se battre sur la lex Koller, c’est avoir une guerre de retard….»: c’est l’avis de l’association des hôteliers valaisan. Son directeur Patrick Bérod qui prend position au nom des hôteliers valaisans sur l’interdiction du Conseil d’Etat de vente aux étrangers.

«Se battre sur la lex Koller, c’est avoir une guerre de retard….»: c’est l’avis de l’association des hôteliers valaisan. Son directeur Patrick Bérod qui prend position au nom des hôteliers valaisans sur l’interdiction du Conseil d’Etat de vente aux étrangers.


Voici le communiqué envoyé aujourd’hui aux médias:

La vente aux étrangers n’est pas le coeur du problème, le vrai défi du Valais touristique c’est la proportion inquiétante de résidences secondaires (près de 90% dans certaines stations).

Cette situation découle d’un laisser-aller de certaines autorités communales alors que d’autres ont pris depuis longtemps des mesures de modération. La situation est donc très différente d’un endroit à un autre de notre territoire. Les inconvénients de l’augmentation vraisemblable du phénomène nous inquiètent, car ils sont nombreux:

  • Augmentation des lits froids
  • Diminution de l’offre d’hébergement
  • Vétusté du parc immobilier
  • Difficulté pour les autochtones de se loger
  • Coût anormalement élevé des infrastructures publiques
  • Dépendance fiscale dangereuse de résidents volatiles
  • Dégradation des paysages et de l’environnement

Lorsque l’on sait que la beauté des paysages est la motivation principale des touristes, les hôteliers sont inquiets du développement immobilier irraisonné dans les régions touristiques.

Nous félicitons les projets d’aménagement de lits commerçants dans des projets portés par des professionnels avérés avec une forte structure commerciale (Intrawest et Transmontagne par exemple). Nous dénonçons d’autre part les projets immobiliers déguisés en lits chauds par des artifices rhétoriques. Nous comptons sur les autorités cantonales pour faire exécuter au plus vite, des mesures minimales en termes d’aménagement du territoire et de règlement de construction pour éviter, si ce n’est trop tard, que nous ayons bradé notre sol et ainsi tué la poule aux oeufs d’or. 

«Le sol n’est pas un produit renouvelable et il ne nous appartient pas, il nous est prêté par nos enfants»

Patrick Bérod, Directeur,