Mariétan: Crans-Montana, Zermatt, Saas-Fee ont eu le courage de prendre leur destin en main

Revue de presse. Le président de Monthey signe un billet dans le Nouvelliste d’aujourd’hui où il cite Crans-Montana, Zermatt et Saas-Fee pour avoir "pris leur destin en main".

Revue de presse. Le président de Monthey signe un billet dans le Nouvelliste d’aujourd’hui où il cite Crans-Montana, Zermatt et Saas-Fee pour avoir "pris leur destin en main".

Voici le texte de Fernand Mariétan:

Plutôt simplistes certaines réactions à l’annonce du moratoire 2007 par Jean-Michel Cina! «Trahison» selon un président de commune, «attentat contre le Valais», renchérit le boss de Veysonnaz, «Brutus Cina», ajoute un député PDC. C’est à se demander si certains responsables publics sont capables de lever le nez au-dessus du guidon ou si, pour eux, l’intérêt public n’est que l’addition d’intérêts privés.

Bien sûr, on mesure sans peine l’embarras des promoteurs en prise directe sur une situation difficile à gérer. De même, on comprend le courroux des édiles locaux visés par une mesure ressentie comme discriminatoire.

Mais enfin, fallait- il pénaliser tout le canton alors que le Haut-Plateau (de Crans-Montana), Zermatt ou Saas-Fee entre autres, ont eu le courage de prendre leur destin en mains? Faut-il rappeler le couperet d’octobre 1989, lorsque la Confédération est intervenue brutalement en raison du laxisme des cantons?

Le Valais croule aujourd’hui sous les projets immobiliers d’envergure, partout annoncés comme «la poule aux oeufs d’or» (8000 nouveaux lits d’ici à 2010 si l’on en croit leurs promoteurs).

Est-ce bien réaliste?

Sans parler des prix extravagants, supérieurs à ceux qui se pratiquent dans les quartiers huppés de Paris. A ce rythmelà, on est reparti dans le même cycle et on refait les mêmes erreurs qu’à la fin des années1980. C’est précisément tout le mérite du Conseil d’Etat: prendre les devants pour éviter une intervention extérieure. On se vante assez dans ce canton de vouloir rester maître chez soi. Souhait bien légitime mais qui suppose des gouvernants responsables, capables de prendre et d’assumer des décisions impopulaires sans crainte d’éventuelles conséquences électorales

Chacun est libre de penser autrement. Mais jeter le discrédit sur le Conseil d’Etat n’est pas le meilleur moyen de soigner l’image du Valais.

Fernand Mariétan, in Le Nouvelliste, 31-01-2007, page 2

A voir aussi: info sur le site de la TSR au sujet du recours contre le "Moratoire Cina"


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