Moratoire sur la vente aux étrangers: quelle image pour le Valais?

Revue de presse. A lire dans Hôtel Tourisme Revue aujourd’hui, un article sur l’image que donne le Valais en bloquant dans certaines communes la vente aux étrangers.

Un canton qui peut décider sans préavis d’interdire la vente de logements à des étrangers dans certaines communes: voilà qui risque de donner une mauvaise image du Valais touristique.

Revue de presse. A lire dans Hôtel Tourisme Revue aujourd’hui, un article sur l’image que donne le Valais en bloquant dans certaines communes la vente aux étrangers.

Un canton qui peut décider sans préavis d’interdire la vente de logements à des étrangers dans certaines communes: voilà qui risque de donner une mauvaise image du Valais touristique.


C’est ce les médias ont beaucoup rapporté, suite à l’interdiction pour sept communes de vendre aux étrangers. Sont concernées Verbier (Bagnes), Grimentz, Nendaz, Veysonnaz, Hérémence, Riddes et Val d’Illiez. Le patron de Téléveysonnaz et promoteur Jean-Marie Fournier parle d’attentat contre le Valais. Pour le conseiller d’Etat Jean-Michel Cina, cette mesure d’urgence face à l’insécurité juridique était indispensable, les communes ne s’étant pas données les moyens d’endiguer la surchauffe immobilière. «Veut-on un tourisme de construction ou d’exploitation?», interroge le ministre valaisan.

Des inquiétudes pour l’avenir

A Crans-Montana, où les autorités avaient déjà interrompu fin 2005 tout traitement de nouveau dossier de résidence secondaire, on a échappé à la «sanction». Ce moratoire à Crans-Montana sera levé au lendemain du 11 mars, date du vote populaire sur un règlement obligeant toute contruction à contenir au moins un tiers de résidences principales, chambres d’hôtel ou commerces.

A Grimentz, on se dit inquiet pour l’avenir, comme dans les six autres communes. Le président Gabriel Solioz affirme qu’il s’agit pour la station anniviarde d’une «question de survie»: le projet de bains thermaux est très lié à la vente d’appartements. «J’ai le sentiment que payons les erreurs des autres grandes stations alors que nous commencions enfin à nous développer, relève M. Wiget à Grimentz Tourisme. C’est toute notre logique de développement qui est remise en question.» Même réaction à Nendaz qui avait le sentiment d’enfin sortir du creux de la vague. A Verbier Tourisme, Pierre-Yves Délèze évoque le récent reportage de TF1: vu de loin, ne risque-t-on pas de croire que tout le Valais ne veut plus vendre aux étrangers? «C’est une mesure sur l’ensemble du canton qu’il aurait fallu prendre», déclare M. Délèze qui reconnaît l’existence d’un réel problème.

Dans les offices du tourisme, on suit de près les discussions entre les présidents des sept communes et l’Etat. On le sait, Jean-Michel Cina ne reviendra pas en arrière. Le conseiller d’Etat souligne qu’il a reçu beaucoup de messages de félicitation, même dans les communes concernées par le moratoire. Avec cette mesure urgent, le Valais donne aussi l’image d’un canton qui a décidé de mieux gérer son territoire, au moment où il est question de l’abrogation éventuelle de la Lex Koller.